Login
No account yet? Register
 

Contacto

Firma el Libro de Visitas

This e-mail address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view it

 

El Caracol en Le Petit Journal (Francia) E-mail
Written by Comunicación   
jueves, 17 julio 2008

El pasado 7 de febrero LE PETIT JOURNAL  publicó un artículo llamado El Caracol, au service des plus démunis, donde exaltan los logros y trabajos que el Caracol sigue realizando con las y los jóvenes callejeros.



Née de la volonté de 3 éducateurs sociaux, l’association El Caracol vient en aide depuis 1994 aux jeunes de la rue. Elle héberge dans sa maison foyer jusqu’à 10 jeunes de 13 à 25 ans, tout en mettant en œuvre des recherches anthropologiques

L’association El Caracol représente peut-être, par sa raison d’être, le futur du social et de l’humanitaire. En parallèle avec le travail pédagogique propre aux associations de ce type, El Caracol a développé un pôle d’études anthropologiques sur les populations des rues. Ces études se fondent sur les actions de terrains menées par l’association, et permettent ainsi de rendre ces campagnes de prévention plus efficaces, grâce à une meilleure compréhension des problèmes. Ces études ont, parmi d’autres thèmes, aidé à comprendre les comportements sexuels de ces jeunes, ou le rapport qu’ils entretiennent avec les drogues.
Les éducateurs ont pu, par exemple, observer que ces adolescents disposaient d’une information très partielle en matière de contraception. Ce manque fut ainsi comblé, par la mise à disposition de bandes dessinées expliquant la nécessité de se protéger. Dans cette même optique, l’année dernière, une formation spécialisée élaborée par l’association et destinée aux éducateurs sociaux a été mise en place au sein de l’UNAM.

Des actions gouvernementales encore trop sporadiques

    Pour autant, les éducateurs ont souvent l’impression de se sentir un peu seuls face à des problèmes d’une telle ampleur, sans aucune aide de la part des politiques. Le coordinateur Juan Martín Pérez García se souvient avec un sourire désabusé du petit-déjeuner de Vicente Fox avec les  "gamins de la rue" lors de sa prise de pouvoir en 2000. Mais il se rappelle surtout du fait que 6 ans plus tard, la majorité de ces adolescents était décédés, sans que le gouvernement n’ait tenu ses promesses. Non partisans, les responsables de l’association dénoncent également la politique de "nettoyage social" mise en œuvre par Marcelo Ebrard, maire de Mexico, qui "fait une chasse" systématique aux personnes vivant dans la rue. De même, s’il existe bien quelques centres d’hébergement public, ils sont en nombre insuffisant et offrent des conditions sanitaires déplorables.
    L’association apporte donc à ces jeunes des conditions de logement décentes, mais cherche en outre à les réintégrer à la société. Parmi les nombreuses activités proposées, notons des ateliers pâtisseries, dont les gâteaux sont ensuite vendus, ou encore des ateliers bricolages. Les jeunes peuvent rester jusqu’à 18 mois dans le foyer jusqu’à ce qu’ils retrouvent une situation stable : un emploi, un logement….    

El Caracol s’est imposé comme un acteur reconnu de l’aide aux jeunes des rues. L’association s’attache désormais à développer des partenariats avec des associations similaires en Amérique Latine. Ces partenariats permettent d’échanger des outils méthodologiques pour faire face à ces problèmes qui, malheureusement, sont latents non seulement au Mexique mais sur tout le continent ; où bien souvent, c’est l’initiative citoyenne qui comble le vide laissé par la force publique.
Ce double axe, actions de terrain et anthropologie, permet à l’association d’appréhender ces questions sous un angle nouveau, en optant à raison pour une logique globale (témoin ses échanges avec des associations d’autres pays), là où l’on privilégie trop souvent un point de vue local, restrictif.

Matthieu Etourneau / www.lepetitjournal.com / jeudi 07 février 2008

 

 
EspañolEnglish
1.jpg
REPORTAJES